<h1>C'est trop chanter la paix.</h1>
<h2>Mme H. Lutteroth</h2>
<h4>AF619. C'est trop chanter la paix.
Texte de Théodore Monod
</h4>
<div class="strophe" data-nom="Str.1">1. C'est trop chanter la paix de l'âme
Et l'espérance, et le repos,
Quand de toutes parts nous réclame
L'appel déchirant des sanglots :
Chrétien, les heures sont trop brèves,
Le sort de l'homme est trop cruel,
Pour te dépenser en beaux rêves
Sur la félicité du ciel.</div>
<div class="strophe" data-nom="Str.2">2. Autour de nous on peine, on pleure,
Et l'on a froid, et l'on a faim :
A quelques pas de ta demeure,
Des enfants nus manquent de pain ;
On voit dans les yeux de leur père
Le sombre feu du désespoir…
Les arracher à la misère,
C'est le bonheur, c'est le devoir.</div>
<div class="strophe" data-nom="Str.3">3. A toi d'éclairer l'ignorance ;
A toi d'apporter au pécheur
Et sa grâce et sa délivrance,
Avec le nom de son Sauveur.
Dieu s'est donné… c'est ta doctrine ;
Fais voir à ce siècle étonné
Que, fidèle à la loi divine,
Toi-même aussi tu t'es donné.</div>
<div class="strophe" data-nom="Str.4">4. Donne ton temps, donne ta peine,
Donne ton or, donne ton cœur !
Qu'importent l'outrage ou la haine !
Il faut que l'amour soit vainqueur.
Le Maître a préparé la tâche
Qu'il met aujourd'hui devant toi :
A l'œuvre donc, et sans relâche,
Pour ton Rédempteur et ton Roi !</div>
<div class="strophe" data-nom="Str.5">5. O Jésus ! tu vins sur la terre
Et nous aimas jusqu'à mourir :
Que, poursuivant ton ministère,
Nous aussi nous sachions souffrir !
Tes serviteurs et tes servantes
A toi se donnent sans retour :
Pour que leurs œuvres soient vivantes,
En eux fais vivre ton amour !</div>